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De la protection européenne des enfants sur Internet à celle de notre privacy

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Le Parlement européen vient de publier un communiqué de presse qui vise à améliorer la sécurité des enfants lorsqu’ils naviguent sur Internet.

Vous pouvez lire le communiqué ici

Recopier l’information telle qu’elle, serait inutile et absolument contre-productif, je vous propose simplement une liste des phrases clés :

le constat : un adolescent de 12 à 15 ans passe au moins trois heures par jour sur la toile
le plan d’action : L’Union Européenne prépare la mise en œuvre du programme « Safer Internet plus »
le besoin : nécessité de combattre certains phénomènes nouveaux, comme le harcèlement électronique et la manipulation psychologique des enfants
la solution : Ils proposent également de créer un domaine Internet « .kid.eu » réservé aux sites pour enfants
l’objectif à long terme : A terme, ils souhaitent la création d’une base de données européenne, accessible par Europol
les moyens d’action : Les députés souhaitent également associer l’industrie à la lutte contre les contenus illicites, par la création d’un système de dépistage de l’exploitation enfantine, qui permettrait aux autorités répressives de repérer les auteurs de délits sur Internet

Voilà, en quelques phrases, vous savez tout sur le futur de l’action européenne visant à protéger nos enfants dans l’espace numérique. Je trouve que l’enjeu de la lutte est crucial cependant des questionnements surgissent quant à la méthode. En effet dans nos sociétés de l’information, dans lesquelles tous nos comportements en ligne (ou pas ?) deviennent information, est-il nécessaire, obligatoire de créer des bases de données pour chaque type de comportements individuels ?

Évidement, la lutte contre la pédophilie sur Internet justifie des mesures draconiennes, et je serais inquiété du contraire, aussi je soutiens ces actions de la part des autorités européennes. Néanmoins, compte tenu de l’actualité française autour du fichier EDVIDGE, je pense à notre avenir politique et à la protection de la privacy.

La configuration politique de l’Europe, inédite à chaque instant depuis l’histoire politique du monde, et évoluant dans un contexte ou l’information et son classement, sont des enjeux sociaux considérables justifiera-t-elle le fait que l’Europe pour se construire dusse parallèlement constituer une kyrielle de bases sur les données privées de sa population ? A l’image du fichier EDVIDGE. C’est peut être déplacé d’ouvrir cette réflexion sur un sujet aussi grave que la pédophilie mais je ne sais pas, je pose la question. D’autant plus que la privacy est un aspect fondamental de l’univers numérique. Aussi, n’as-t-on pas déjà justifié outre-atlantique un filtrage intensif des informations (individus) en circulation au nom de la lutte contre le terrorisme qui est tout aussi dangereux ?

Pour la plus haute autorité d’un territoire, qui dans le cas de l’Europe est en construction, quelle est la marge d’exploitation des données personnelles (liées à des personnes physiques) qui occupent ce même territoire ?

Enfin, puisque une haute autorité peut parfois agir avec une certaine libéralité la question est maladroite, il s’agirait plutôt de se demander : jusqu’à quel point les citoyens, dans le cas présent nous les européens, accepterons de donner des informations personnelles à une haute autorité, a fortiori lorsque sa constitution et sa légitimation reposent en partie sur la centralisation de ce type de données ?

Autrement dit, est-ce que ce qui est utile dans la lutte contre la pédophilie au sein de l’espace commun (mise en commun des informations, création d’une base partagée, renforcement d’une institution – dans le cas présent EUROPOL-) pourrait être utilisé dans le but de renforcer le pouvoir des institutions européennes sur les États-membres ?

Personnellement je n’en sais strictement rien, l’idée ici est de mettre en avant l’initiative de la lutte contre la pédophilie et de prolonger la discussion autour de la question de la gestion des données personnelles par les autorités dans le cadre européen. Contrairement à ce qui se passe aux États-Unis, j’ai le sentiment que ces questions de privacy concernent au plus haut point le pouvoir européen, les dernières nouvelles, autour de la rétention des informations personnelles de Google étant plutôt rassurantes sur ce point.

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Written by europen

septembre 15, 2008 at 8:32

Google promet une meilleure protection de la vie privée en Europe

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Google a déclaré mardi qu’il continuera à réduire la quantité de données sauvegardées concernant les recherches des utilisateurs depuis son moteur de recherche, ceci afin de satisfaire la demande européenne de protection de la vie privée.


Couverture du journal The Independant le 24/05/07

Peter Fleischer, responsable de la protection de la vie privée chez Google, a déclaré que la société reduira le temps de rétention des données de 18 à 9 mois. Pour Fleischer, ce changement qui s’appliquera à l’ensemble des sites disponible via Google search « est une amélioration significative en termes de protection de la vie privée et il nous met en avance sur le reste de l’industrie ».

Fleischer a également annoncé que des modifications supplémentaires sont en cours chez Google. Comme la suggestion de mots clés lors des requêtes, qui permet aux utilisateurs de recommander des termes de recherche sur la base de ce qu’ils ont déjà tapé. En effet, Google conserve (dit conserver) 2 % des données recueillies sur de telles recherches or, dès maintenant ces données seront effacées après une période de 24 heures.

Les annonces de Google étaient destinées à apaiser les autorités européennes compétentes qui ont mis en doute la nécessité pour les moteurs de recherche de tenir un registre des utilisateurs et de leur comportement. Toutefois, dans un rapport soumit aux mêmes autorités, Google a déclaré que ces nouvelles mesures « ont des coûts » qui impactent la capacité de Google à améliorer ses services.
Les concurrents, Microsoft et Yahoo ont également limité le temps de conservation de ces données. Microsoft conserve les données de recherche pendant 18 mois et Yahoo pendant 13 mois.

Peter Hustinx, le contrôleur européen pour la protection des données privées, a également soulevé des préoccupations liées à Google Street View qui pourrait poser des problèmes similaires en Europe. Aux États-Unis, des plaintes concernant la vie privée ont commencé à fleurir et Google a été contraint de brouiller automatiquement les visages de personnes apparaissant sur des photos capturées dans la rue.

Google datas, une affaire à suivre.

Source :Constant Brand, Associated Press, Yahoo News

Ps: Traduction personnelle simplifiée

Written by europen

septembre 12, 2008 at 11:27

Publié dans News

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